Vocabulaire couture : le lexique pour débuter

vocabulaire couture lexique pour débuter

Quand on débute en couture, ou même lorsqu’on coud depuis plusieurs années, il arrive souvent de buter sur un mot technique : droit-fil, embu, parementure, surpiqûre… Ces termes font partie du vocabulaire couture, un langage à part entière que l’on retrouve dans les patrons, les livrets explicatifs, les articles de blog ou les vidéos tuto.

Comprendre ce vocabulaire est essentiel pour coudre avec plus de plaisir, éviter les erreurs et obtenir de belles finitions sur ses vêtements. Que l’on travaille un tissu en coton, une maille, ou une matière plus fluide, chaque mot a son importance : il décrit une pièce, une partie du vêtement, un point, une technique ou un outil précis. Dans cet article, je vous propose un lexique couture complet, pensé comme une aide pratique, pour vous accompagner à chaque questionnement !

Ce lexique couture rassemble les termes les plus fréquemment rencontrés lors de la réalisation d’un vêtement, depuis la préparation du tissu jusqu’aux finitions ! Je vous invite à cliquer sur chaque termes présent ici pour découvrir sa définition !

L’amidonnage permet de rigidifier temporairement un tissu fluide et/ou fin afin de faciliter la coupe ou certaines finitions. La viscose ou les matières synthétiques peuvent être très glissantes et fuyantes rendant la coupe et la couture complexes.

Pour une petite pièce de tissu, la solution la plus pratique reste l’amidonnage en spray. Il suffit de pulvériser légèrement le produit sur le textile, puis de repasser à sec, sans vapeur. Cette méthode est rapide et efficace pour donner de la tenue.

En revanche, pour de grandes longueurs de tissu, elle devient peu économique : le spray est consommé très rapidement. Une alternative consiste a créer soi-même son bain d’amidon avec de la Maizena !

L’aplomb désigne la verticalité d’un vêtement une fois porté. Un bon aplomb dépend du respect du droit-fil et de la coupe.

Décatir un tissu consiste à le préparer avant la coupe afin d’anticiper son éventuel rétrécissement et de stabiliser sa matière. Cette étape permet d’éviter les mauvaises surprises une fois le vêtement cousu, notamment lors des premiers lavages ou sous l’effet de la vapeur. La plupart des tissus se lavent en machine avant de les couper, mais pour ceux qui ne supportent pas le lavage en machine, comme les lainages, le décatissage se fait généralement au fer à repasser.

La vapeur est appliquée en douceur, à l’aide d’un chiffon humide interposé entre le fer et le tissu, afin d’humidifier les fibres sans les écraser ni les lustrer. Le tissu est ensuite laissé à sécher à plat, sans être manipulé.

C’est la technique que j’ai utilisée pour préparer les lainages utilisés pour coudre les deux versions de la veste NIMA.

Le droit-fil est une ligne de repère (souvent une flèche) indiquée sur chaque pièce d’un patron de couture. Il sert à orienter correctement le patron sur le tissu avant la coupe. la ligne doit être placée parallèlement à la lisière du tissu (voir définition lisière). Respecter le droit-fil est essentiel pour garantir :

  • La bonne tenue du vêtement,
  • Un tombé harmonieux,
  • L’absence de déformations à l’usage ou au lavage,
  • et une orientation cohérente des motifs, lorsqu’ils sont directionnels (rayures, imprimées, motifs placés).

Sur de nombreux tissus, l’endroit est facilement identifiable car le textile est tissé ou traité différemment sur une seule face. C’est notamment le cas du velours, du satin, des toiles cirées, des tissus à sequins ou encore du plumetis, dont les motifs sont en relief sur un seul côté.

Pour les tissus imprimés, la distinction est simple : l’endroit correspond au côté où le motif est imprimé, l’envers étant généralement plus terne ou non imprimé.

Avec les tissus unis, la différence peut être plus subtile. Dans ce cas, l’observation des lisières permet souvent de trancher. La lisière est le bord du tissu, conçu pour éviter l’effilochage. Lors de la fabrication, le tissu est maintenu par des crochets qui traversent la matière : cela crée de petits trous visibles sur la lisière. Le côté où la lisière est légèrement plus rugueuse ou en relief correspond à l’endroit du tissu, tandis que le côté plus lisse indique l’envers.

C’est technique de modélisme qui permet de proposer un patron de couture en plusieurs tailles. Les modèles Atelier BRIZANE sont tous proposés du 32 au 56, et chaque taille est gradée individuellement afin d’assurer un tombé optimal du vêtement sur toutes les tailles.

La laize correspond à la largeur du tissu. Elle est toujours indiquée et conditionne le plan de coupe. Pour chaque modèle proposé sur ma boutique, vous trouvez un ou plusieurs plans de coupe proposés à titre indicatifs optimisés pour des tissus avec une laize d’1m40.

Si votre tissu comporte une laize différente, le plan de coupe devra être retravaillé. La longueur du tissu nécessaire pour réaliser votre projet couture pourra être impactée (moins ou plus de tissu).

La lisière est le bord du tissu, souvent avec une texture différent, des petits trous, des écritures… Elle ne doit pas être prise en compte lorsque vous positionnez les pièces de patron sur votre tissu. Elle sert de repère pour respecter le droit-fil.

Ça consiste à placer une pièce du patron papier contre le pli du tissu afin d’obtenir une pièce symétrique, coupée en un seul tenant. Le tissu est plié en alignant les lisières pour respecter le droit-fil. La pièce du patron est positionnée bord à bord au niveau du pli, sans ajouter de marge de couture sur ce côté. La coupe au pli est indiquée par une ligne droite accompagnée de la mention “au pli”.

Les crans de montage sont de petits repères indiqués sur les pièces d’un patron de couture. Ils servent à faire correspondre correctement les différentes pièces entre elles lors de l’assemblage (manches, emmanchures, côtés, ceintures…). Sur le tissu, les crans se reportent avec des outils de marquage (stylo, craie…). Bien utilisés, les crans de montage facilitent l’assemblage, améliorent la précision et évitent les décalages. Certains crans peuvent être marqués avec un fil de bâti.

L’aisance correspond à l’espace ajouté aux mensurations du corps pour permettre de bouger confortablement. Dans chaque livret, je propose un tableau de tailles de « mesures finies » du vêtement cousu. En faisant la différence avec les mesures indiquées dans le tableau des tailles, vous obtenez la valeur d’aisance.

Bâtir consiste à assembler provisoirement des pièces à la main, à l’aide de grands points, avant de coudre à la machine. Cette technique est très utile pour des tissus délicats ou pour vérifier un ajustement. Je conseille également de bâtir certaines pièces techniques (un pied de col, la couture finale d’une ceinture… ). Cela permet d’apporter une plus grande précision lors de la couture, par rapport à un épinglage classique.

La couture anglaise est une technique qui permet d’enfermer les bords bruts du tissu à l’intérieur de la couture. Elle se réalise en deux temps : une première couture envers contre envers à à 0,5 cm, puis une seconde couture endroit contre endroit à 1 cm, après avoir recoupé et repassé la marge (la valeur de couture de 1,5cm doit être prévue en amont pour réaliser une couture anglaise).

Cette méthode offre un rendu net et durable, sans surjet apparent. Elle est particulièrement adaptée aux tissus fins ou transparents (coton léger, voile, batiste) et aux vêtements non doublés, lorsque l’intérieur doit être aussi soigné que l’extérieur.

C’est une technique d’assemblage que l’on retrouve souvent pour les patrons de blouses, ou lorsqu’une doublure est prévue. Les valeurs de couture sont rendues invisibles car elles sont prises entre deux tissus. Cela permet un rendu aussi joli sur l’endroit que sur l’envers du vêtement.

Cette technique consiste à recouvrir le bord brut du tissu avec un biais pour un net et décoratif. Cela peut être fait sur les bords visibles du vêtement (ex : sur une veste matelassée) ou sur les valeurs de couture. Dans ce cas, les valeurs de couture doivent être de 1,5 cm.

Très résistante, la couture rabattue est souvent utilisée sur des pantalons ou des vêtements sollicités, comme les jeans ou les vestes. Pour la réaliser sur un patron qui ne le prévoit pas, il est nécessaire de le prévoir en agrandissant les marges de couture qui doivent être de 1,6 cm.

On peut doubler une veste, une blouse, un sac… En ajoutant un second tissu qui sera au contact de la peau, et invisible à l’extérieur. Cela permet d’apporter du confort, un joli rendu (car toutes les marges de couture sont cachées), structure le vêtement ou encore permet de limiter la transparence d’un tissu. A titre d’information, la veste NIMA est prévue avec une doublure.

L’embu correspond à un excédent de tissu destiné à créer du volume, et du confort par exemple en tête de manche sur la blouse Enoé.

Froncer consiste à répartir du tissu en formant de petites fronces (tout petits plis) régulières. C’est souvent un détail de style qui donne de l’ampleur au vêtement. Pour les réaliser, il est nécessaire de réaliser deux coutures, sans point d’arrêt (et en laissant au moins 10cm de longueur de fil, de chaque côté, avec une longueur de points supérieur à 4mm. Puis il sera nécessaire de tirer sur les fils pour faire froncer le tissu.

Elles correspondent à l’espace entre la ligne de couture et le bord du tissu. Elles sont incluses dans les patrons Atelier Brizane, ce qui facilite la lecture et l’assemblage. Elle sont généralement de 1 cm (il faut donc coudre à 1 cm du bord du tissu), mais elles peuvent être différentes en fonctions des marques. Pensez à vérifier cette info avant de démarrer votre couture.

La pince permet d’ajuster un vêtement à la morphologie et d’apporter du volume, notamment au niveau de la poitrine.

Les boutons et boutonnières permettent l’ouverture et la fermeture d’un vêtement. Les boutons peuvent être cousus à la main ou à la machine avec un pied spécial et en abaissant les griffes d’entrainement de la machine. Les boutonnières également mais elles sont bien plus faciles à la machine !

C’est une couture qui permet de bien maintenir un ourlet en place. C’est souvent utilisé pour les vestes ou manteaux doublés. La première étape consiste à bien marquer le positionnement de l’ourlet sur l’endroit de la veste. Ensuite, après avoir repositionné la veste sur l’envers, on vient rabattre l’ourlet et réaliser une couture invisible à la main avec un point glissé.

L’ourlet classique permet de terminer le bas d’un vêtement. Il se réalise avec un premier repli de 1 cm (ou toute autre valeur indiquée dans le livret) à réaliser au fer, puis d’un second identique ou plus large en fonction du rendu souhaité. L’ourlet invisible, cousu à la main à l’aide d’une aiguille ou à la machine, est particulièrement apprécié sur les vêtements élégants ou les tissus fluides.

Le passepoil est un élément décoratif inséré dans une couture pour souligner une ligne ou une forme.

La patte mouille est un outil de repassage qui permet de former ou d’aplatir certaines zones sans marquer le tissu. Il s’agit d’un tissu humide que l’on positionne entre le tissu à repasser et le fer. Ça permet de repasser des tissus fragiles sans les lustrer.

La laminette est une bande élastique fine que l’on coud dans certaines coutures pour éviter qu’elles ne se détendent, notamment dans les tissus extensibles ou les zones très sollicitées. On la retrouve aussi très souvent dans la couture de maillots de bain.

Le thermocollant est un entoilage qui se fixe au fer à repasser. Le choix du thermocollant (fin, moyen, souple ou plus rigide) dépend toujours du tissu et du rendu souhaité. On l’utilise pour donner de la tenue à certaines pièces (parementures, pattes de boutonnage, ceintures..)

patron gratuit pour coudre une pochette d'ordinateur ou tablette

Un empiècement est une pièce de tissu ajoutée pour structurer un vêtement ou créer un détail esthétique. Il peut se situer sur le buste, les épaules ou le dos, et participe à la ligne générale du modèle.

L’encolure désigne l’ouverture du vêtement au niveau du cou. Sa forme influence fortement le style du vêtement et nécessite souvent une parementure ou une finition au biais si un col n’est pas prévu.

La parementure est une pièce de tissu, cousue à l’intérieur du vêtement, qui permet de finir proprement une encolure ou une ouverture. Elle est essentielle pour obtenir un bord net sans ajout visible sur l’endroit. On la retrouve sur de nombreuses blouses et robes, notamment lorsqu’il n’y a pas de col.

La tête de manche correspond à la partie supérieure, souvent légèrement arrondie. L’emmanchure est l’ouverture du vêtement dans laquelle la manche est montée.

Éliminer l’excédent de tissu sur les marges de couture, surtout dans les arrondis, pour réduire l’épaisseur et faciliter le montage, souvent on dégarnit de manière à conserver une valeur de couture de 0,5cm.

C’est un point décoratif de votre machine, notamment sur des bords visibles. Les festons peuvent aussi être cousus dans du tissus si la forme du patron le prévoit.

Le sous-piquage permet de maintenir une parementure ou une enforme à l’intérieur du vêtement. Elle est indispensable si vous choisissez une finition de ce type.

Surfiler consiste à empêcher le tissu de s’effilocher, grâce au point zig-zag de la machine à coudre. C’est une étape indispensable pour prolonger la durée de vie du vêtement.

Surjeter est une finition réalisée à la surjeteuse. Elle coupe, surfile en une seule opération, idéale pour des vêtements du quotidien. Le rendu est plus joli et plus solide que le point zig-zag de la machine à coudre.

La surpiqûre est une couture visible réalisée sur l’endroit du vêtement. Elle est souvent décorative.

Les ciseaux servent à couper le tissu, tandis que le coupe-fil plut petit et plus précis est utilisé pour sectionner les fils proprement après la couture. Veilliez à toujours avoir une paire de ciseau pour le papier et une paire pour le tissu.

Petit outil permettant de défaire rapidement un point de couture. Il est indispensable pour corriger une erreur avec précision. Veillez à ne pas découdre dans la précipitation au risque de trouer votre tissu.

Le retourne-biais ne sert pas pour le biais, mais qui permet de réaliser des petits cordons ou brides plus facilement en vous permettant d’assembler un tube très fin endroit contre endroit et de le retourner grâce a son petit crochet.

Elle s’utilise avec du papier de transfert ou du papier carbone pour reporter sur le tissu les repères. Elle peut être particulièrement utile pour reporter des pinces, les emplacements de boutons, ou tout autre repère.

Plus vous utilisez ce vocabulaire couture, plus il devient naturel. Avec le temps, les mots techniques cessent d’être des obstacles et deviennent de véritables alliés pour progresser, et oser des finitions plus soignées. Ce lexique couture a été conçu comme une base solide, à laquelle vous pourrez revenir aussi souvent que nécessaire, quel que soit votre niveau ou le type de vêtement que vous souhaitez réaliser.

Les patrons de couture Atelier Brizane ont été conçus dans cet esprit : proposer des modèles élégants et intemporels, accompagnés d’explications claires, utilisant un vocabulaire précis et accessible. Que vous souhaitiez coudre un pantalon structuré comme ASTAU ou OPAZ, une blouse raffinée comme OYANA, ROSÉA ou ENOÉ, ou encore une robe fluide comme FLORISSE, chaque patron vous permet de mettre en pratique les termes et techniques abordés dans ce lexique, de manière concrète et progressive. Si vous avez envie d’aller plus loin, de consolider vos bases ou de relever un nouveau défi couture, je vous invite à découvrir l’ensemble de mes patrons de couture. Ils ont été pensés pour vous accompagner à chaque étape, du choix du tissu jusqu’aux finitions, avec l’envie commune de coudre des vêtements qui vous ressemblent.

Accueil » Vocabulaire couture : le lexique pour débuter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Panier
Retour en haut